Euroscepticisme et méconnaissance de l’UE : commencements et actualités

Frappée par de multiples crises, l’UE fait face à de nombreuses critiques favorisant la montée de l’euroscepticisme, que les étudiants de la Sorbonne et l’association EuroSorbonne ont souhaité questionner autour d’une conférence à la Maison de la Recherche : « Euroscepticisme et méconnaissance de l’UE »…

L’irrésistible cristallisation des opinions publiques européennes : Christine Manigand, historienne

Depuis le commencement de la construction européenne, la méconnaissance ou l’indifférence fait qu’un tiers des Européens ne se prononce pas dans les enquêtes d’opinion. Malgré tout, jusqu’à 1992, c’est le « consensus permissif » qui domine dans l’opinion publique européenne.

Avec Maastricht, la politisation des opinions publiques européennes se cristallise et les premiers contestataires se déclarent pour une autre Europe. Au cours des années 1990 et 2000, l’euroscepticisme se développe sous tous les registres : mou, dur, voire jusqu’à l’europhobie.

Aujourd’hui, les opinions publiques européennes sont très largement cristallisées au sujet de l’Europe et leur soutien au projet s’effrite sérieusement.

Le commencement d’une communauté de destin : Paul Collowald

Pour l’ancien correspondant du Monde et ancien directeur général de l’information à la Commission européenne et au Parlement européen, citant Paul Valéry « tout se joue dans les commencements ». Pourquoi l’Europe ? C’est une décision politique quasi-révolutionnaire, pour la paix qu’il s’agit d’expliquer et de faire comprendre aux citoyens.

Les citoyens ont le droit à l’information tout autant qu’ils ont le devoir de s’informer. Alfred Sauvy disait : « Un homme pas informé est un sujet, un homme informé est un citoyen ». Comment s’informer ? C’est évidemment les médias qui jouent tour à tour les rôles de miroir, de loupe grossissante et de 4e pouvoir.

L’Europe est prise dans un cercle vicieux. Déjà sous l’ORTF, le patron de la télévision Pierre Desgraupes répondait à Louis Leprince-Ringuet, auteur d’une chronique citoyenne fort populaire qui lui disait qu’il n’y avait pas grand chose à la TV sur l’Europe : « l’Europe, c’est emmerdant ».

Autre illustration à l’occasion du premier sommet informel des chefs d’Etat et de gouvernement à La Haye en 1969 où les journalistes se sont rendus aux briefings de leurs différents responsables politiques nationaux tandis que le président de la Commission européenne, écarté, a tenu une conférence de presse le lendemain, que le corps de presse est venu assisté, par solidarité.

Les responsabilités sont partagées entre les institutions nationales et européennes, les médias et les citoyens. Mais, si l’on veut que l’Europe soit la « communauté de destin » qu’Edgar Morin appelait de ses vœux dans son essai « Penser l’Europe » paru en 1987, il s’agit de persévérer et de réinventer l’Europe.

L’Europe est un problème de génération, il nous faudra du temps et l’enthousiasme de la jeunesse, disait Robert Schuman. Il faudrait aussi que les citoyens s’intéressent aux affaires de la cité. La démocratie européenne ne connaît que 2 ennemis, l’indifférence et l’ignorance et devrait avoir 2 alliés, l’école et les médias.

L’actualité de l’opinion des citoyens européens sur l’Europe et le rôle des médias dans l’information européenne : Michaël Malherbe

L’approche quantitative des enquêtes Eurobaromètres permet de « prendre une photographie » de l’opinion publique européenne. En matière d’information, les Européens se sentent majoritairement mal informés sur l’UE et souhaitent encore pus majoritairement que les médias parlent davantage de l’Europe. Mais, de quelle Europe veulent-ils ? Un discours plus positif et fédérateur ou une présence de la thématique européenne « moins politiquement correcte » ?

L’approche qualitative, des rares focus groupes organisés sur l’opinion européenne des Européens, tend à montrer à la fois que les opinions européennes des citoyens sont superficielles, l’Europe est peu saillante, hormis chez les plus politisés et que les opinions publiques sont ambivalentes, indécises, faute d’être en mesure d’interpréter, et de traduire ce qu’ils perçoivent de l’UE, hormis là encore chez les plus politisés.

En somme, c’est davantage la distance et l’indifférence des citoyens ordinaires face à l’UE qui prédomine majoritairement (en dehors des franges les plus mobilisés) que l’attitude de rejet et d’opposition de l’UE, quoique l’influence des eurosceptiques, les seuls à porter un discours sur l’Europe qui soit audible et attractif pèse.

Plusieurs actions pour les médias apparaissent particulièrement pressantes pour intéresser les Européens à l’Europe :

  • d’abord, l’urgence de parler de l’Europe autrement dans les médias, notamment audiovisuels. La parole ordinaire, le vécu et l’expérience doivent prendre le pas sur les rares discours institutionnels et politiques ;
  • ensuite, la nécessité de déconstruire l’alliance entre l’euroscepticisme et une frange de médias très grand public qui versent ensemble dans un discours simplificateur et approximatif sur l’Europe et instrumentalisent les émotions, les préjugés et les peurs ;
  • enfin, le besoin d’une information européenne grand public qui ne soit pas un journalisme d’institution mais d’investigation, sur le terrain, sans démissionner devant la lourde mission d’informer sur l’Europe.

 

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Citoyenneté européenne : quelles sont les valeurs des Européens et de l’UE ?

Dans le dernier Eurobaromètre Standard 83 du Printemps 2015, le sentiment de citoyenneté européenne atteint son score le plus élevé depuis 2010 avec plus des deux-tiers des Européens qui se sentent citoyens de l’UE et la culture est le domaine le plus fédérateur pour contribuer à créer un sentiment de communauté parmi les citoyens européens…

Les valeurs personnelles des Européens

La hiérarchie des trois valeurs les plus importantes aux yeux des Européens sont la paix (toujours en première place à 45%), les Droits de l’Homme (40%) et le respect de la vie humaine (35%).

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Les autres valeurs parmi les plus citées sont les libertés individuelles (27%), la démocratie (26%), en cinquième position, l’égalité (21), la tolérance (17%) et l’Etat de droit (15%).

Ce socle de valeurs est relativement stable sur les dernières enquêtes Eurobaromètres.

Des valeurs partagées entre Etats membres de l’UE

Une majorité absolue d’Européens considère désormais que les Etats membres de l’UE sont proches en termes de valeurs partagées, et là encore, c’est une évolution positive récente.

Les Européens ont changé d’opinion majoritaire quant à savoir si les Etats membres sont proches ou différents en termes de valeurs partagées. Les résultats étaient à l’inverse l’année dernière. Ce sentiment est majoritaire dans 19 Etats membres.

Une majorité relative de personnes interrogées dans les pays de la zone euro et absolue dans les pays hors zone euro trouve désormais que les Etats membres de l’UE sont proches en termes de valeurs partagées.

La proximité en termes de valeurs entre les Européens est renforcée au sein de l’UE.

Les valeurs qui représentent le mieux l’UE

La paix et les Droits de l’Homme, désormais à égalité (36%), mais aussi la démocratie (31%) sont les valeurs qui incarnent le mieux l’Union européenne, selon les Européens.

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Deux valeurs sur trois (la paix et les Droits de l’Homme) sont à la fois considérées comme des valeurs personnelles et comme celle qui représentent le mieux l’UE, alors que les valeurs semblent davantage partagées entre les Etats-membres de l’UE.

Il s’agit d’une conjonction que l’UE aurait intérêt à se saisir pour démontrer que son projet poursuit une aspiration profonde et partagée en matière de valeurs ; d’autant plus en période de doute et de critiques exacerbées contre l’UE.

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Vers une inflexion de la stratégie de communication « corporate » de l’UE ?

La nouvelle stratégie de communication « corporate » sur les valeurs et les priorités politiques de l’UE se précise avec la publication d’un appel d’offres de 30 millions d’euros (sur 4 ans). Quels en sont les éléments saillants ?

Les principes de la communication corporate sous la Commission Juncker en 2015

En octobre 2015, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a donné des premières précisions sur la nouvelle stratégie de communication « corporate » de l’UE qui vise à sensibiliser le grand public européen aux valeurs et aux priorités politiques des institutions européennes dans le cadre du financement pluriannuel sur 2014-2020.

Doté alors d’une budget de 21.2 millions d’euros, la communication corporate – qui consiste à « assembler et optimiser les ressources de nombreuses directions générales dans toute l’institution afin de mieux communiquer les résultats et la façon dont l’UE a un impact sur la vie des Européens » – se concentrera principalement en 2016 sur la contribution de l’UE à l’emploi, à la croissance et à l’investissement.

Les objectifs sont de : 1. parvenir à une meilleure compréhension par les citoyens européens de l’UE, ses priorités et ses activités; 2. informer et mobiliser les citoyens européens sur les priorités politiques de l’UE ; et 3. cibler les non-spécialistes de l’Europe.

Les moyens envisagés sont très divers entre des actions de communication de type « publicitaire » achat d’espace à la télévision, radio, web, print, social et affichage ou de type « événementiel » avec l’organisation et la participation à des événements, y compris expositions, forums, dialogues et autres activités destinées aux citoyens.

Les principaux résultats attendus visent à une prise de conscience accrue du grand public des possibilités offertes par les initiatives de l’UE et finalement une image améliorée de l’UE.

Ce qu’il faut retenir, c’est l’approche mutualisée de la communication au sein de la Commission européenne, la diversité des possibilités de communication et l’accent sur les priorités politiques, en particulier emploi, croissance et investissement.

La mise en œuvre de la communication corporate sous la Commission Juncker en 2016

Avec la publication d’un appel d’offres pour un contrat-cadre relatif à l’organisation de la communication corporate en avril 2016, la Commission européenne lance concrètement les premières réalisations de sa nouvelle stratégie.

Plusieurs détails indiquent des inflexions entre les principes et l’action :

D’abord, l’appel d’offres ne porte que sur l’organisation et la participation à des événements, virtuels ou réels dans ou hors de l’UE. Soit il s’agit d’une réorientation stratégique à la suite de l’évaluation du projet-pilote sur la communication corporate dont les conclusions n’étaient pas très en faveur de la campagne trop publicitaire. Soit il s’agit d’un premier appel d’offre qui serait suivi d’un autre plus spécifiquement orienté vers la communication pluri-média intégrée.

Ensuite, il s’agit d’un appel d’offres interinstitutionnel, ce qui signifie que d’autres institutions européennes ont été convaincues de rejoindre la démarche : le Conseil de l’UE, le Comité économique et social européen et le médiateur européen… mais malheureusement pas le Parlement européen.

Enfin, le budget annoncé est de 30 millions d’euros sur 4 ans, ce qui laisserait entendre que les institutions européennes mettent tous leurs moyens en commun dans cette démarche événementielle, qui par ses proportions s’annonce tout à fait inédite, et risquée.

Au total, l’inflexion de la stratégie de communication corporate de l’UE, qui a débuté avec un projet-pilote trop publicitaire pour se poursuivre par une démarche exclusivement événementielle, s’annonce pour le moins risquée ; non seulement en raison des multiples critiques concernant les moyens dépensés mais surtout à cause du choix limité à un seul format de communication.

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Quels sont les travers de la communication européenne ?

Dans la construction européenne estime Amălăncei Brînduşa-Mariana, Manole Victor et Epuran Gheorghe dans « Communication et relations publiques dans l’Union européenne », la communication joue un rôle essentiel : l’espace communautaire se construit par les voies et les réseaux de communication, la prospérité des Etats-membres est assurée par les nouvelles technologies de communication et les Européens peuvent surmonter leurs préjugés culturels à l’aide des échanges. Pourtant, des dangers demeurent…

Les travers d’une société de communication technologique et publicitaire

Faire de la communication une marchandise culturelle dans une société de consommation hyper-technologique en l’abandonnant aux seuls mains des industriels risque de réduire l’UE à un marché dépourvu d’âme et de passion et d’empêcher même l’unification européenne.

Il ne faudrait pas que la vision « technologique » de la communication se traduise par la mort de la communication interpersonnelle due à la communication médiatisée ; par le rapprochement des distances, mais l’éloignement des personnes ; par l’ouverture sur le monde associée à l’isolement devant les écrans ; par l’accès à plus d’informations qui s’avère être en réalité une « désinformation par surinformation » ; par la participation à des événements à grande distance au détriment d’une véritable interaction.

La convergence entre communication technologique et communication publicitaire visible dans les médias ainsi que la globalisation et l’utilisation systématique des nouvelles techniques d’information et de communication ont imposé un certain nivellement des différentes techniques de la communication persuasive, tant pour les acteurs privés que publics, UE comprise.

Les travers d’une communication persuasive plutôt qu’informative

Faire entendre sa voix dans l’espace public se traduit par une présence accrue dans les médias (communication publicitaire, parrainage d’émission, sponsoring), mais aussi par des actions plus « feutrées » notamment auprès des journalistes (relations publiques). Une communication plus discrète, moins directement perçue par le grand public mais qui vise à être tout autant efficace.

Dans l’Union européenne, la communication « informative », plus feutrée, moins tapageuse, pour expliquer le fonctionnement de l’UE tend à marquer le pas face aux attraits tant vantés de la communication « persuasive », entièrement calquée sur la communication lucrative, destinée à « vendre » le projet européen aux citoyens européens.

Les travers d’une communication d’« image »

L’UE emploie de multiples moyens symboliques qui essaient de faire émerger une identité commune, en cherchant à développer une communication imitant le « modèle marchand » de la communication destinée à provoquer une adhésion passive à une image mythique.

Dans cette politique d’image, la Commission s’est mis à recourir, tardivement, certes, mais massivement à la communication publicitaire. Ce choix d’une telle technique persuasive s’explique essentiellement par l’échec de la politique informative, échec qui oblige à confier l’information européenne aux médias et à délaisser le « produit » Europe au profit de « l’image » Europe à travers une communication audiovisuelle à la télévision.

Pourtant, l’appropriation du concept d’« image de marque » par l’UE s’avère, à cause de la rigidité du terme, une communication persuasive contraire à l’esprit ouvert d’une société pluriculturelle. Tenter de créer une « culture européenne » par une technique constitue une erreur de jugement.

Au total, la communication européenne peut sombrer, si l’on n’y prête pas attention, dans les travers de la technologie, de la persuasion et de l’image.

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De l’européanisation par la négative des espaces publics nationaux

Tout le monde connaît les conditions d’un espace public européen : un lieu où les citoyens peuvent surmonter les frontières nationales et les barrières linguistiques pour débattre sur les questions européennes. Mais, s’il ne s’agissait plus de raison. Et si les passions « négatives » contribuaient à l’européanisation des espaces publics nationaux ?

Jadis encore, l’européanisation par la crise des espaces publics nationaux 

Dans un Cahier de recherche politique de Bruges, Laura Batalla Adam s’interroge dans sa conclusion, hypothèse d’école, sur l’européanisation éventuelle des médias nationaux par la couverture de la crise de la zone euro, qui conduit à un intense débat inédit sur la dimension politique du projet d’intégration européenne.

Alors que tous les élargissements et approfondissements de la construction européenne durant les trente dernières années ont échoué à accorder une place plus importante aux thèmes de l’UE dans les médias nationaux, la remise en question existentielle de l’UE en raison du manque d’ambition et d’engagement des gouvernements à la création d’une véritable union politique capable de résoudre la crise économique de l’UE s’offrirait comme une opportunité démoniaque à mettre à profit pour une européanisation des sociétés européennes.

Mais, las, il n’en a rien été, et même la crise, salvatrice, ne s’est pas montrée comme un « nouveau point de départ pour l’émergence d’une sphère publique européenne ultime ».

Aujourd’hui hélas, l’européanisation par la peur des espaces publics nationaux

L’absence traditionnelle de débats sur les enjeux européens est entretenue à la fois par les médias qui blâment les partis politiques pour le manque d’intérêt qu’ils insufflent aux citoyens et par les citoyens qui se plaignent du manque d’engagement des partis politiques et des médias, qui intègrent les affaires européennes dans la section internationale donc « l’étranger ».

Actuellement, le cercle vicieux de l’information européenne se délite et laisse la place à une nouvelle configuration où les citoyens attendent des réponses à l’échelle européenne, que les médias relaient et confirment aux vues des échecs nationaux et des enjeux transeuropéens et que les responsables politiques déclarent entendre et traiter (ou condamner encore plus virulemment).

La convergence des regards à l’échelle nationale vers le niveau européen déplace l’intérêt à la fois des citoyens, des journalistes et des politiques vers l’échelon européen contribuant ainsi à la formation d’un espace public européen.

Ce que ni les responsables politiques avec leur vision purement domestique, ni les peuples européens avec leurs débats purement nationaux, ni les médias ne sont parvenus à faire au bénéfice de la construction européenne, les passions contagieuses liées à l’instrumentalisation de la peur du terrorisme et des migrants sont en train de le faire. Plus encore que les crises de l’UE, les peurs existentielles et identitaires sont en train de contribuer à l’émergence d’un espace public européen.

En devenant des « chiens de garde » critiques de l’UE, en mettant à l’épreuve sa légitimité et en révélant ses dysfonctionnements, les citoyens, les journalistes et les responsables politiques soulèvent simultanément des préoccupations similaires au sujet du fonctionnement de l’UE, ce qui contribue à la formation d’une opinion collective sur les questions européennes.

Les citoyens, les journalistes et les politiques montrent des signes d’européanisation dans leurs rapports à l’UE : ils appellent tous à débattre (même et surtout pour rejeter) des solutions européennes dans leurs sphères publiques nationales respectives, ils commentent tous le manque de visibilité, d’impulsion et de résultats de l’UE.

Ce faisant, ils ont effectivement mis en pratique, au dépend de l’UE les trois dimensions de l’européanisation :

  • européanisation horizontale : communication intensifiée et visibilité renforcée de l’actualité d’autres États-membres dans les différentes sphères publiques nationales ;
  • européanisation verticale : infiltration des enjeux, des acteurs et des débats de l’UE dans les sphères publiques nationales ;
  • la troisième dimension de l’européanisation: émergence d’une communauté transnationale commune ayant un sentiment d’appartenance à un public européen, même s’il s’agit hélas d’un sentiment négatif.

Au total, la peur – bien plus encore que la crise – a permis concomitamment la re-fermeture des frontières européennes et une dé-frontièrisation des discours publics sur l’Europe. De la belle ouvrage, mais à l’envers.

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